Ajouter l’épilation laser sans quitter sa patientèle

Oui, c’est le cas de figure le plus courant. La majorité des infirmières qui nous contactent ne veulent pas changer de métier, elles veulent ajouter une activité à côté de leurs tournées. C’est aussi la configuration la plus prudente, parce qu’elle ne met jamais votre revenu principal en jeu. Reste à savoir ce que cela change concrètement dans une semaine de travail, ce qu’il faut séparer, et par quel volume commencer.

L’essentiel

Rien dans la réglementation n’impose de choisir. L’épilation laser et IPL à visée esthétique est une activité distincte de votre exercice infirmier, soumise à une obligation de formation depuis le décret n° 2024-470 du 24 mai 2024, dont le contenu est fixé par l’arrêté du 19 février 2025. Vous pouvez donc la pratiquer en complément, à condition de séparer les deux activités dans votre communication, votre assurance et votre comptabilité.

En pratique, la plupart des infirmières démarrent sur une demi-journée ou une journée par semaine, et font croître le volume au rythme de leur agenda.

Ce que cela change dans une semaine

L’épilation laser ne se pratique pas au domicile des patients, elle se pratique sur rendez-vous, dans un lieu fixe. C’est la différence structurante avec vos tournées, et c’est aussi ce qui la rend compatible avec elles : les créneaux sont planifiés à l’avance et ne se déplacent pas.

Une séance d’épilation dure de quinze minutes à une heure selon la zone. Les séances se répètent à quatre à huit semaines d’intervalle, ce qui veut dire qu’une cliente acquise revient plusieurs fois sur une année. Le remplissage de l’agenda se construit donc par accumulation, pas par prospection continue.

La configuration que nous voyons le plus souvent : un bloc fixe dans la semaine, souvent une après-midi, qui sert de point d’ancrage et que l’on étend quand il est plein.

Les trois séparations à mettre en place

La communication. Deux activités, deux supports. Vos documents infirmiers ne mentionnent pas l’épilation laser, et votre communication esthétique ne s’appuie pas sur votre qualité de soignante pour vendre. Les titres d’infirmière esthétique et d’infirmière lasériste sont par ailleurs interdits.

L’assurance. Votre responsabilité civile professionnelle d’infirmière ne couvre pas automatiquement une activité à visée non thérapeutique. L’activité d’épilation laser doit être déclarée et mentionnée expressément. Une confirmation écrite de votre assureur est la seule réponse fiable.

La comptabilité. L’épilation laser à visée esthétique n’est pas un acte de soin et ne suit pas le même régime. La question du statut, du régime fiscal et de la TVA se traite avant le démarrage, pas après la première facture.

Vous hésitez sur le volume de départ ? Faites le point avec un conseiller Olenza.

Par quel volume commencer

Commencer petit n’est pas une précaution timide, c’est la bonne méthode. Deux raisons.

La première est pratique : vous découvrez le rythme réel des séances, les durées, les reports, la gestion des rendez-vous, sur un volume que vous pouvez absorber sans toucher à vos tournées.

La seconde est financière : un équipement se finance sur une mensualité, et une mensualité se couvre par un nombre de séances, pas par un chiffre d’affaires espéré. Savoir combien de séances couvrent votre mensualité est le seul calcul qui compte avant de signer. C’est le calcul que nous faisons avec vous, avec vos chiffres, avant toute proposition.

Faut-il réduire ses tournées ?

Pas au démarrage, et c’est même le contraire que nous recommandons. Votre patientèle reste votre revenu, et l’activité esthétique se construit à côté. La réduction des tournées, quand elle arrive, est une conséquence du remplissage de l’agenda esthétique, jamais un préalable.

Les infirmières qui réduisent le font en général après plusieurs mois, parce que les deux activités entrent en concurrence sur le temps, pas parce qu’elles ont été obligées de choisir au départ.

Est-ce vraiment fait pour vous ?

Deux signaux positifs : vous avez un lieu fixe disponible, même partagé, même une demi-journée par semaine, et il existe autour de vous une demande que personne ne sert. Deux signaux à examiner : votre agenda infirmier ne laisse aucun créneau stable, ou vous cherchez un revenu rapide plutôt qu’une activité à construire.

Dans le premier cas, le cumul fonctionne. Dans le second, mieux vaut en parler avant d’engager quoi que ce soit, et nous le dirons franchement si le projet ne tient pas.

Combien de séances couvrent votre mensualité : le simulateur de rentabilité.

La position Olenza

Nous préférons un démarrage à une demi-journée par semaine qui tient, à un projet surdimensionné qui met une infirmière en difficulté au bout de six mois. La question que nous posons en premier n’est pas quel appareil, mais combien de créneaux vous pouvez tenir sans toucher à vos tournées. Le reste du projet se dimensionne à partir de cette réponse.

Mise à jour le 15 octobre 2026. Cet article décrit l’état du droit à cette date et ne constitue pas un conseil juridique ni fiscal. Pour votre situation, rapprochez-vous de votre conseil, de votre assureur et des textes de référence.

Olenza est un organisme de formation enregistré sous le numéro 75331873933. Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l’État.

Questions fréquentes

Peut-on pratiquer l’épilation laser tout en gardant sa patientèle infirmière ?

Oui. Rien dans la réglementation n’impose de renoncer à son exercice infirmier. L’épilation laser et IPL à visée esthétique est une activité distincte, soumise à une obligation de formation depuis le décret n° 2024-470 du 24 mai 2024, et exerçable en complément.

Combien de temps par semaine faut-il y consacrer au départ ?

Une demi-journée à une journée par semaine est le format de démarrage le plus courant. Les séances sont planifiées sur rendez-vous dans un lieu fixe, ce qui permet de les concentrer sur un bloc sans interférer avec les tournées.

Faut-il arrêter ou réduire ses tournées ?

Non, pas au démarrage. La patientèle reste le revenu principal et l’activité esthétique se construit à côté. Une réduction éventuelle intervient plus tard, par choix, quand l’agenda esthétique est rempli.

Les deux activités doivent-elles être séparées ?

Oui, sur trois plans : la communication, avec des supports distincts et sans emploi des titres proscrits d’infirmière esthétique ou d’infirmière lasériste ; l’assurance, qui doit mentionner expressément l’activité d’épilation laser ; la comptabilité, l’activité esthétique ne suivant pas le régime des actes de soin.

Mon assurance d’infirmière couvre-t-elle l’épilation laser ?

Rien ne permet de le supposer. L’épilation laser à visée esthétique est une activité non thérapeutique, distincte des actes de soins, et de nombreux contrats ne la couvrent pas. Seule une confirmation écrite de votre assureur fait foi.

Faut-il un local dédié ?

Un lieu fixe est nécessaire, puisque l’activité se pratique sur rendez-vous et non au domicile des patients. Plusieurs configurations sont possibles, y compris le partage de locaux, avec des repères précis que nous détaillons dans notre article consacré au lieu d’exercice.

À partir de combien de séances l’activité s’équilibre-t-elle ?

Cela dépend de votre mensualité de financement et de vos tarifs, donc le calcul est propre à chaque projet. Le bon réflexe est de raisonner en nombre de séances nécessaires pour couvrir la mensualité, et non en chiffre d’affaires espéré. Nous faisons ce calcul avec vos chiffres avant toute proposition.

Combien de créneaux pouvez-vous tenir ?

C’est la première question que nous posons, avant de parler d’appareil. On dimensionne le projet à partir de votre agenda réel, sans engagement.

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